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Lions - Dec 2007
La Strada
Yaron Herman - Le Journal du Médecin
Article publié le lundi 10 décembre 2007.
"A time for Everything" , dernier enregistrement du pianiste Yaron Herman est un album qui se prend en pleine figure comme une gifle, aussi décoiffant qu’un vent de force sept, rehaussé du souffle chaud du sirocco méditerranéen. Jolies images pour décrire une seule et même chose : la musique de cet album ne laisse personne indifférent.
Un piano, une basse et une batterie : un trio presque classique dans sa structure, sauf qu’avec Yaron Herman, rien n’est jamais totalement académique, ni tout a fait soft. Que ce soit au niveau du tempo, du choix des morceaux, ou du passage régulier de pièces bourrées de dynamite, à de superbes ballades, l’album déborde d’une énergie omniprésente, à peine tempérée par les soupirs et murmures inspirés de Keith Jarrett.
Ce jeune artiste, super doué, né à Tel-Aviv, est arrivé au piano presque par hasard, impressionnant rapidement son professeur par sa maîtrise de l’instrument, sa haute technicité, et ce sens de l’improvisation, que seuls les tout grands du jazz possèdent naturellement.
Un envol d’Israël vers la Berklee School, un temps d’attente trop long pour accéder aux cours des maîtres de l’Université, la jeunesse, le froid et la nostalgie du pays inciteront Yaron à regagner sa terre natale. Mais une étape technique de son avion, un peu prolongée à Paris, un regard féminin, la découverte de la scène jazz de la ville Lumière, transformeront une visite d’une semaine, en un séjour de quatre ans. Le temps nécessaire pour apprendre, assimiler, se mesurer aux autres artistes avant de s’embarquer dans une carrière solo et internationale.
"A Time for Everything” est un superbe album, varié et riche de découvertes techniques et jazzistiques, un album digne des grands improvisateurs que peuvent être Jacky Terrasson et E.S.T.. Mais là s’arrête la comparaison, car Yaron Herman possède une personnalité artistique propre, une richesse humaine et un jeu charismatique qui évite évidemment tous racolages.
Un enregistrement délirant, à écouter très très fort, afin de vibrer simultanément avec les cordes du piano, ou de mieux ressentir encore les performances du bassiste et du batteur, autres pièces maîtresses du trio.
Que ce soit dans des reprises de Léonard Cohen, de Sting, de Björk, ou dans ses superbes compostions personnelles, Yaron Herman et "A Time for everything" ne vous lasseront jamais, et ce, de la première à la centième écoute.
La classe des grands tout simplement.
Etienne Payen Pour le Journal du médecin belgique
Yaron Herman - Choc Jazzman de l'année !
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2007
Yaron Herman dans la playlist Air France
L’ESPRIT JAZZ
(Par Frédéric Charbaut)
Programmation Janvier/Février 2008
Artiste Titre Label
MANU KATCHE MORNING JOY ECM
MARIO BONDI THIS IS WHAT YOU ARE EMI
PAT MORAN COME RAIN OR COME SHINE FRESH SOUND
MOLLY JOHNSON LET’S WASTE SOME TIME VERVE
EDOUARD FERLET ROUE LIBRE MELISSE
LEDISI (TRIBUTE TO ELLA) BLUES IN THE NIGHT VERVE
TORD GUSTAVSEN BLESSED FEET ECM
MAVIS STAPLES EYES ON THE PRIZE ANTI RECORDS
E.S.T. 800 STREETS BY FEET ACT
MARK MURPHY LOVE IS WHAT STAYS EMARCY
ERIC LEGNINI REFLECTION LABEL BLEU
VIKTORIA TOLSTOY DON’T MAKE ME WAIT ACT
KENNY BURRELL SOPHISTICATED LADY BLUE NOTE
DEE DEE BRIDGEWATER FOUR WOMEN VERVE
YARON HERMAN LAYLA LAYLA LABORIE
RIGMOR GUSTAFSSON STILL ACT
STEFANO DI BATTISTA I STILL LOVE YOU BLUE NOTE
CURTIS STIGERS SAN DIEGO SERENADE CONCORD
HERBIE HANCOCK BOTH SIDES NOW VERVE
KURT ELLING AND WE WILL FLY CONCORD
MOUTIN REUNION KUKI’S DANCE NOCTURNE
JONI MITCHELL THIS PLACE UNIVERSAL
JAMES BROWN FOR ONCE IN MY LIFE UNIVERSAL
Yaron Herman - Le Point
Yaron Herman dans La Croix
Yaron Herman dans Elle
Yaron Herman dans l'Humanité
Les 5 disques Cultes de Yaron
Yaron Herman - Choc JazzMan
Yaron Herman - Disque d'Emoi !
Chronicart
| Yaron Herman - Variations |
De Yaron Herman, on avait gardé le souvenir d'un admirable premier album sur Sketch en duo avec le batteur Sylvain Ghio, Takes 2 to know 1 : lyrique, inventif, percutant, jarrettien, son jeu de piano nous avait époustouflé, et l'on n'avait pas hésité une seconde à inscrire son nom sur nos tablettes dans la catégorie des jeunes artistes les plus prometteurs de l'époque. Inutile de dire, donc, combien on était impatient de l'entendre en solo, à l'occasion de la naissance d'un nouveau label monté par le centre culturel de La Borie (et nommé, donc, "Laborie"). Après deux ou trois pistes, on est convaincu que la première impression était la bonne ; et après deux ou trois écoutes, on est tout prêt à faire de Variations l'un des meilleurs albums de piano solo de l'année. Comme toujours chez ce surdoué, le projet et la structure de l'album sont dûment intellectualisés, presque conceptualisés (grand amateur de mathématiques et de philosophie, Herman a poussé le goût de la théorisation jusqu'à inventer une méthode d'improvisation, la "Real Time Composition", qui lui a valu d'être invité par Laurent Cugny à animer des conférences sur le sujet) : trois thèmes offrent la piste de départ pour une série de variations plus ou moins ouvertement improvisées, à quoi s'ajoutent en fin d'album une reprise de Sting (Fragile) et le splendide Hommage à Francis Paudras de Clare Fischer. Au coeur du disque donc, Gershwin (l'inévitable Summertime, qu'Herman parvient à pousser vers des chemins inédits), Fauré (Libera me) et un traditionnel juif (Ose shalom) ; à partir de chacune de ces partitions, le pianiste construit trois ensembles splendides et extrêmement cohérents, où se repère à peu près partout l'influence majeure de Keith Jarrett, dans le touché autant que dans le lyrisme, les arabesques dans l'aigu, la main gauche qui rythme comme un métronome dans le bas du clavier, le goût de la "belle" mélodie, une manière de construire les improvisations ou l'énergie de passages extrêmement puissants. Les clins d'oeil sont d'ailleurs explicites (on jurerait par moments entendre le Köln concert dans Jerusalem of gold, et Facing you dans… Facing him). Mais plus qu'un clone surdoué du maître américain, Yaron Herman confirme ici les promesses de Takes 2 to know 1 et s'impose, osons les superlatifs, comme le jeune (il est né en 1981) pianiste le plus attachant, prometteur et magique du moment. Et probablement de ceux qui vont suivre.
Bernard Quiriny
JazzMan Juin 2006
Télérama - Sortir 17 Mai 2006
Piano Magazine - Mai 2006
Jazzman - Mai 2006
Jazz Magazine - Chronique de Variations
Variations Press Info
Piano aux Jacobins
Dans Foutraque.com / Dr Bou

Mon premier grand choc en jazz fut l’écoute de La Scala de Keith Jarrett. Deux morceaux d’une incroyable sensibilité, d’une incroyable densité, à la croisée du classique, du jazz et de l’improvisation. Une œuvre fœtale, unique, qui appelle, encore aujourd’hui, tous mes sens quand je l’écoute. Malheureusement, je n’ai jamais vu Keith Jarrett en concert. Un petit regret qui fut dernièrement effacé par le concert de Yaron Herman à la Cité de l’Espace, organisé dans le cadre du festival Piano Aux Jacobins. Rarement un concert de jazz ne m’aura bouleversé, transporté avec autant de force et de conviction.
Peu connu du grand public, Yaron Herman n’a, pour l’instant, sorti qu’un album, It Takes 2 To Know 1 en compagnie du batteur français Sylvain Ghio. Réalisé il y a deux ans, ce disque montrait déjà tout le talent de son auteur, reconnu pour la finesse de son touché. Ce soir là, à la Cité de l’Espace, solitaire, le pianiste israélien a touché les étoiles de notre cœur par la magie de son interprétation, par son talent pour manier les ambiances, qu’elles soient classiques ou jazz. Phrasés limpides, improvisation à fleur de peau, Yaron a fait vibrer son piano comme aucun autre, en combinant parties rythmiques et élans sporadiques. Spectacle autant auditif que visuel, le pianiste n’a cessé durant le concert de bouger, gémir ou faire des grimaces. Une externalisation de sa sensibilité, jamais autiste, mais bel et bien tournée vers son public. Frissons, plaisirs, douceurs, voluptés, tout y passa durant deux heures. Des morceaux plus blues voire ragtime, aux compositions free jazz. De standards mondialement connus aux compositions personnelles improvisées. Vous décrire un tel concert avec de simples phrases relève de l’impossible tant sa musique, son art, vont au-delà des simples mots. Beauté, passion, virtuosité, autant de qualificatifs qui n’égaleront jamais ce précieux instant d’écoute.
La seule ombre au tableau fut d’avoir convié à ce concert intimiste une caméra. Cette dernière filma de bout en bout, et souvent conjointement, le visage de Yaron Herman et ses doigts sur le clavier en gros plans. Projetées sur un écran géant placé au-dessus du piano, les images de l’artiste n’apportèrent aucun supplément au concert et parasitèrent quelque peu la musique. On aurait aimé n’avoir rien que le piano noir laqué et voir l’artiste, seul et unique, s’agiter.
Le concert se termina après trois rappels devant un public plus que comblé. Preuve d’humilité, Yaron salua la salle en la remerciant et salua également son piano, prouvant qu’un pianiste doit tout autant à son génie qu’à son instrument. Ce soir là, je n’avais toujours pas vu Keith Jarrett, mais j’avais assisté sans doute à l’un des plus beaux concerts de cette année.
www.pianojacobins.com
www.deghelt-productions.com/yaron-herman.html